écriture, Vie de la Table

L’atelier La Grenade : lecture à haute voix

Un grand merci au label La Grenade pour la soirée en live Instagram d’hier soir.

J’ai découvert il y a peu sur Twitter cette collection naissante destinée à repérer des premiers romans prometteurs et de tous horizons grâce à Florence Porcel, que je salue.
Depuis le début du confinement, son directeur éditorial, Mahir Guven, Goncourt du premier roman 2018 pour Grand frère, organise deux soirs par semaine (le mardi et le jeudi) sur le compte des éditions Jean-Claude Lattès, accompagné d’un auteur ou d’une autrice, des ateliers d’écriture thématiques que je prends plaisir à suivre.

Ce que j’apprécie particulièrement dedans ? L’humilité de reconnaître la multiplicité des techniques et des processus créatifs dans la diversité des personnes.

Hier soir, le live abordait grâce à l’actrice, autrice et metteuse en scène Mounya Boudiaf, familière de la direction de comédien·ne·s et aux conseils précieux, la question de l’oralisation de son propre texte – c’est-à-dire, le lire à voix haute, pour repérer ses faiblesses ou libérer son potentiel. Quand le duo a fait appel à un·e volontaire pour lire son texte, j’ai hésité, et puis… j’ai dégoupillé.

Celles et ceux qui me connaissent savent mon penchant pour la lecture et la mise en voix, ma fascination pour le théâtre, mon nouvel emploi… Ayant longtemps entretenu la lecture orale comme un plaisir solitaire (et presque coupable), je me suis faite ces dernières années Donneuse de Voix aux Bibliothèques Sonores, pour les gens empêchés de lire. Mais j’y lis, seule, le texte des autres, je peaufine… et lire en public, en direct, et de surcroît un extrait de son propre texte, est une expérience radicalement différente !

Parce que je me sens toujours plus à l’aise en rajoutant, comme un grain de sel, un degré d’ironie, j’ai choisi de lire un passage sur la question de la voix, de la difficulté de la parole publique. Le personnage finit par y régler ses interventions orales, littéralement, comme du papier à musique. Ainsi, par sa propension maladive à tout anticiper, il transforme sa parole, censée être naturelle et spontanée, en d’éternelles lectures à voix haute, mémorisées, de textes figés.

J’espère que cette lecture, malgré mon trac perceptible, et ce coup d’œil subreptice sur mon travail auront plu aux personnes présentes et piqué leur curiosité. Merci pour la qualité de votre écoute, l’opportunité inattendue tendue par Mahir, les analyses de ma lecture et les pistes de progression offertes par Mounya, ainsi que la bienveillance générale qui règne dans cet atelier.

Demain soir, ce sera de nouveau au tour de Marc Cheb Sun, auteur de Et je veux le monde, de partager ses expériences d’écriture et ses conseils personnels.

Alors je vous dis à demain, et à bientôt pour de nouvelles ondes !

Harmony

Culture, Vie de la Table

Joyeuses Pâques confinées, grâce au chocolat du Furet Tanrade !

Joyeuses Pâques à vous ! Ou n’importe quelle occasion de vous faire plaisir, avec du chocolat ou d’autres douceurs, dans cette période peu propice aux réjouissances.

L’interdiction de se déplacer dans un périmètre restreint en période de confinement m’aura réservé de bien belles surprises. « Tu ne sais pas qu’un grand chocolatier et confiseur est installé près de chez toi, Harmony ? » m’a demandé ma mère à l’occasion de Pâques. Je l’ignorais ! Mais je suis partie en exploration hier, pendant l’heure qui m’était impartie, pour y puiser quelques trésors éphémères.

Au Furet Tanrade, ai-je eu le plaisir de découvrir, tout a l’aspect charmant de l’artisanat. Nous sommes invité·e·s à réutiliser les petits sachets qui enveloppent nos achats et vous pouvez payer moins cher votre confiture si vous venez avec votre propre pot vide à remplir ! Un effort méritoire qui ne date pas d’hier, dans une ville où l’excellence est souvent tristement synonyme de mépris et d’inattention pour les autres et l’environnement.

J’ai eu l’occasion de rencontrer le maître chocolatier M. Furet, simple et accueillant, choisi pour reprendre en 1990 l’affaire et les secrets de la chocolaterie familiale Tanrade, vieille lignée de confiseurs remontant au temps de Louis XV (!) alors en peine de succession, car M. Furet avait le respect de son savoir-faire ancestral. Un jeune homme charmant de son équipe m’a servie avec un sourire gourmand.

Grâce à ses recommandations, j’ai choisi une noix de Saint-Jacques en chocolat noir (mon préféré) accompagnée de friture, ainsi qu’un grand pot de confiture de clémentines et un petit de Furet’ela, pâte à tartiner de la maison ! Je n’ai commencé à manger que les petits poissons, et déjà je me régale…

Parisiennes, Parisiens vivant à proximité, sachez que la maison reste ouverte – en respectant les distances de sécurité en vigueur – tous les jours de 10h à 20h, y compris le lundi de Pâques ! Allez la découvrir, vous m’en direz des nouvelles !

À bientôt pour de nouvelles ondes,

Harmony