écriture, Vie de la Table

« Communication » dans Pierres d’Encre 9 : poème mis en voix et en images par Sarah Kügel

Merveilleuse surprise de confinement : la talentueuse Sarah Kügel a choisi de mettre en voix et monter en images mon poème « Communication », dont la parution dans la revue poétique indépendante « Pierres d’Encre » a été retardée par l’enfermement général.

À force de jongler entre mille choses, je n’avais pas encore pris le temps de vous en parler. Ce poème en prose, écrit il y a déjà maintes années maintenant, a eu la chance d’être sélectionné l’année dernière lors de l’appel à textes de l’association Le Temps des Rêves pour être publié dans le numéro du printemps suivant de sa revue poétique. Pour lire le texte imprimé, ce sera donc dans le « Pierres d’Encre 9 », entièrement illustré par Hannah Papacek Harper, que vous pouvez vous procurer via ce lien.

Cette poésie se déconfine peu à peu, les envois des pré-commandes ne sauraient tarder. Mais de nombreux poèmes comme celui-ci ont ainsi eu la chance inattendue d’acquérir une voix et une nouvelle forme.

Alors, en attendant, je vous laisse quelques instants en compagnie de Sarah et de son interprétation délicate de « Communication » :

Merci encore à l’artiste Sarah Kügel, qui a su donner à mes lignes une fraîcheur adolescente et une innocence énergisante qui m’ont attendrie. C’était un magnifique cadeau auquel je ne m’attendais pas, et j’en suis émue. 🕊

Aux lectrices et lecteurs à qui cet avant-goût aura plu, je vous invite à découvrir également les autres participations et collaborations que cette jolie aventure poétique a créées, comme celles de la poétesse Flora Delalande, qui continue depuis la Normandie ses appels poétiques ou contés à domicile qui ont fleuri pendant le confinement. Vous pouvez toutes les retrouver sur la page Facebook de l’association Le Temps des rêves.

À bientôt pour de nouvelles ondes !

Harmony

écriture, Vie de la Table

Woménésie : poésie de femmes confinées

Au début du confinement, une bouteille à la mer, lancée par une inconnue, est par hasard parvenue de l’étranger jusqu’à moi. J’en ai lu le message et j’ai décidé de répondre à cet appel.

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C’est Alex Safar, alias la Nomade, vivant en Écosse, qui proposait un projet collaboratif. “Woménésie” serait une vidéo, qu’elle posterait sur sa chaîne, composée d’un melting-pot hétérogène de courts textes en plusieurs langues (français, anglais, espagnol), écrits, mis en voix et en images, par-delà les frontières, par des femmes qui ne se sont jamais rencontrées de leur vie. Nous ne devions évidemment pas nous consulter les unes les autres, mais faire nos choix seules, les yeux fermés.

Je me suis prise au jeu. J’ai pioché dans mon chapeau un de mes poèmes correspondant aux contraintes de longueur, j’ai enregistré ma lecture à voix haute, puis j’ai laissé le soin à Alex d’y ajouter des images, car mes capacités de tournage et de montage sont actuellement bien limitées (an opportunity for growth?), et j’ai attendu.

Je suis heureuse aujourd’hui d’entendre éclater cet étrange cocktail molotov !

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Le titre de mon poème ? « Je suis sorcière ».

C’est le septième de la vidéo, que vous pouvez à présent visionner ici :

Merci à Alex Safar pour cette initiative, la coordination de ces énergies éclectiques et ce partage. Cela m’a permis de découvrir de nouvelles artistes, à savoir : Hannah Papacek Harper, Dédé Anyoh, Juliette Nicolas, créatrice des Éditions du Sidh, Corine Maxwell, Gaïa Mugler et Marie Guimier. Mais aussi de passer à l’étape de la mise en voix de mes textes, que d’ordinaire je partage peu, et cela m’ouvre de nouvelles perspectives…

Quant à vous, gentilles lectrices et lecteurs, gentils auditeurs et auditrices, comme toujours, que les fractales vous soient propices !

Harmony

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écriture, Vie de la Table

L’atelier La Grenade : lecture à haute voix

Un grand merci au label La Grenade pour la soirée en live Instagram d’hier soir.

J’ai découvert il y a peu sur Twitter cette collection naissante destinée à repérer des premiers romans prometteurs et de tous horizons grâce à Florence Porcel, que je salue.
Depuis le début du confinement, son directeur éditorial, Mahir Guven, Goncourt du premier roman 2018 pour Grand frère, organise deux soirs par semaine (le mardi et le jeudi) sur le compte des éditions Jean-Claude Lattès, accompagné d’un auteur ou d’une autrice, des ateliers d’écriture thématiques que je prends plaisir à suivre.

Ce que j’apprécie particulièrement dedans ? L’humilité de reconnaître la multiplicité des techniques et des processus créatifs dans la diversité des personnes.

Hier soir, le live abordait grâce à l’actrice, autrice et metteuse en scène Mounya Boudiaf, familière de la direction de comédien·ne·s et aux conseils précieux, la question de l’oralisation de son propre texte – c’est-à-dire, le lire à voix haute, pour repérer ses faiblesses ou libérer son potentiel. Quand le duo a fait appel à un·e volontaire pour lire son texte, j’ai hésité, et puis… j’ai dégoupillé.

Celles et ceux qui me connaissent savent mon penchant pour la lecture et la mise en voix, ma fascination pour le théâtre, mon nouvel emploi… Ayant longtemps entretenu la lecture orale comme un plaisir solitaire (et presque coupable), je me suis faite ces dernières années Donneuse de Voix aux Bibliothèques Sonores, pour les gens empêchés de lire. Mais j’y lis, seule, le texte des autres, je peaufine… et lire en public, en direct, et de surcroît un extrait de son propre texte, est une expérience radicalement différente !

Parce que je me sens toujours plus à l’aise en rajoutant, comme un grain de sel, un degré d’ironie, j’ai choisi de lire un passage sur la question de la voix, de la difficulté de la parole publique. Le personnage finit par y régler ses interventions orales, littéralement, comme du papier à musique. Ainsi, par sa propension maladive à tout anticiper, il transforme sa parole, censée être naturelle et spontanée, en d’éternelles lectures à voix haute, mémorisées, de textes figés.

J’espère que cette lecture, malgré mon trac perceptible, et ce coup d’œil subreptice sur mon travail auront plu aux personnes présentes et piqué leur curiosité. Merci pour la qualité de votre écoute, l’opportunité inattendue tendue par Mahir, les analyses de ma lecture et les pistes de progression offertes par Mounya, ainsi que la bienveillance générale qui règne dans cet atelier.

Demain soir, ce sera de nouveau au tour de Marc Cheb Sun, auteur de Et je veux le monde, de partager ses expériences d’écriture et ses conseils personnels.

Alors je vous dis à demain, et à bientôt pour de nouvelles ondes !

Harmony