écriture, Vie de la Table

« Pierres d’Encre 9 » par Le Temps des Rêves

Belle surprise de la fin de semaine : j’ai eu le plaisir d’enfin recevoir mon adorable exemplaire de Pierres d’Encre 9, édité par Le Temps des Rêves, dans lequel figure mon petit poème en prose « Communication ».

Les envois ont été retardés à cause du confinement, une mauvaise fortune que l’association littéraire a su prendre avec bon cœur en se surpassant et faisant des adaptations audio et vidéo des poèmes de la revue. Mon poème à été interprété et mis en images avec brio par l’artiste Sarah Kügel… Je n’en reviens toujours pas !

Maintenant j’ai mon exemplaire à moi et il me fait fondre. J’adore cet étonnant format carré, et même si je l’avais déjà vu en photo, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si mignon !

C’est un délice de retrouver les poèmes découverts un par un tout au long du confinement et de les redécouvrir par des sens nouveaux.

De surcroît, les illustrations noir et blanc de Hannah Papacek Harper sont tout en délicatesse.

En vérité, j’ai l’impression d’avoir reçu un petit carré de paix et de douceur qui met du baume au cœur après une période bien sombre. Je l’ai reçu après orage qui a déchiré le ciel de Paris, et juste le soir de la pleine lune à l’éclipse pénombrale.

De belles pages qui se tournent, des poètes et poétesse à connaître, un plaisir de revenir quelques pages en arrière avec une note gourmande de revenez-y, et de nouveaux horizons qui se déploient…

Si vous voulez votre propre exemplaire, vous pouvez vous procurer le nouveau numéro de la revue, ainsi que toutes les autres publications du Temps des Rêves, à cette adresse.

Merci à toute l’équipe du Temps des Rêves, et à bientôt pour de nouvelles ondes !

Harmony

écriture, Vie de la Table

« Communication » dans Pierres d’Encre 9 : poème mis en voix et en images par Sarah Kügel

Merveilleuse surprise de confinement : la talentueuse Sarah Kügel a choisi de mettre en voix et monter en images mon poème « Communication », dont la parution dans la revue poétique indépendante « Pierres d’Encre » a été retardée par l’enfermement général.

À force de jongler entre mille choses, je n’avais pas encore pris le temps de vous en parler. Ce poème en prose, écrit il y a déjà maintes années maintenant, a eu la chance d’être sélectionné l’année dernière lors de l’appel à textes de l’association Le Temps des Rêves pour être publié dans le numéro du printemps suivant de sa revue poétique. Pour lire le texte imprimé, ce sera donc dans le « Pierres d’Encre 9 », entièrement illustré par Hannah Papacek Harper, que vous pouvez vous procurer via ce lien.

Cette poésie se déconfine peu à peu, les envois des pré-commandes ne sauraient tarder. Mais de nombreux poèmes comme celui-ci ont ainsi eu la chance inattendue d’acquérir une voix et une nouvelle forme.

Alors, en attendant, je vous laisse quelques instants en compagnie de Sarah et de son interprétation délicate de « Communication » :

Merci encore à l’artiste Sarah Kügel, qui a su donner à mes lignes une fraîcheur adolescente et une innocence énergisante qui m’ont attendrie. C’était un magnifique cadeau auquel je ne m’attendais pas, et j’en suis émue. 🕊

Aux lectrices et lecteurs à qui cet avant-goût aura plu, je vous invite à découvrir également les autres participations et collaborations que cette jolie aventure poétique a créées, comme celles de la poétesse Flora Delalande, qui continue depuis la Normandie ses appels poétiques ou contés à domicile qui ont fleuri pendant le confinement. Vous pouvez toutes les retrouver sur la page Facebook de l’association Le Temps des rêves.

À bientôt pour de nouvelles ondes !

Harmony

écriture, Vie de la Table

L’atelier La Grenade : lecture à haute voix

Un grand merci au label La Grenade pour la soirée en live Instagram d’hier soir.

J’ai découvert il y a peu sur Twitter cette collection naissante destinée à repérer des premiers romans prometteurs et de tous horizons grâce à Florence Porcel, que je salue.
Depuis le début du confinement, son directeur éditorial, Mahir Guven, Goncourt du premier roman 2018 pour Grand frère, organise deux soirs par semaine (le mardi et le jeudi) sur le compte des éditions Jean-Claude Lattès, accompagné d’un auteur ou d’une autrice, des ateliers d’écriture thématiques que je prends plaisir à suivre.

Ce que j’apprécie particulièrement dedans ? L’humilité de reconnaître la multiplicité des techniques et des processus créatifs dans la diversité des personnes.

Hier soir, le live abordait grâce à l’actrice, autrice et metteuse en scène Mounya Boudiaf, familière de la direction de comédien·ne·s et aux conseils précieux, la question de l’oralisation de son propre texte – c’est-à-dire, le lire à voix haute, pour repérer ses faiblesses ou libérer son potentiel. Quand le duo a fait appel à un·e volontaire pour lire son texte, j’ai hésité, et puis… j’ai dégoupillé.

Celles et ceux qui me connaissent savent mon penchant pour la lecture et la mise en voix, ma fascination pour le théâtre, mon nouvel emploi… Ayant longtemps entretenu la lecture orale comme un plaisir solitaire (et presque coupable), je me suis faite ces dernières années Donneuse de Voix aux Bibliothèques Sonores, pour les gens empêchés de lire. Mais j’y lis, seule, le texte des autres, je peaufine… et lire en public, en direct, et de surcroît un extrait de son propre texte, est une expérience radicalement différente !

Parce que je me sens toujours plus à l’aise en rajoutant, comme un grain de sel, un degré d’ironie, j’ai choisi de lire un passage sur la question de la voix, de la difficulté de la parole publique. Le personnage finit par y régler ses interventions orales, littéralement, comme du papier à musique. Ainsi, par sa propension maladive à tout anticiper, il transforme sa parole, censée être naturelle et spontanée, en d’éternelles lectures à voix haute, mémorisées, de textes figés.

J’espère que cette lecture, malgré mon trac perceptible, et ce coup d’œil subreptice sur mon travail auront plu aux personnes présentes et piqué leur curiosité. Merci pour la qualité de votre écoute, l’opportunité inattendue tendue par Mahir, les analyses de ma lecture et les pistes de progression offertes par Mounya, ainsi que la bienveillance générale qui règne dans cet atelier.

Demain soir, ce sera de nouveau au tour de Marc Cheb Sun, auteur de Et je veux le monde, de partager ses expériences d’écriture et ses conseils personnels.

Alors je vous dis à demain, et à bientôt pour de nouvelles ondes !

Harmony