Culture, Lectures

Dédicace de Marc Cheb Sun, auteur de « Et je veux le monde » (2020)

Agréable soirée hier soir à la librairie Libralire, rue Saint-Maur, Paris 11e, malgré la chaleur étouffante.

J’ai pu y faire dédicacer mon exemplaire du roman Et je veux le monde, premier né du label La Grenade, par son auteur Marc Cheb Sun, qui y faisait sa première rencontre post-confinement après une sortie… confinée.

À la suite d’une présentation de son univers et de ses inspirations, nous avons pu y entendre une mise en voix et en musique réussie de ce premier roman. Belle mise en valeur avec un DJ du rythme et du style du texte, qui y gagne des dimensions et une énergie supplémentaires.

Un livre audio en perspective, peut-être ?

C’était aussi l’occasion de voir présenté le nouveau média prometteur Frictions, mi-actualités mi-fiction, par l’un de ses fondateurs, Walid Rachedi.

Ça a fini en soirée nems/samoussas/cocktails/confidences avec Rahma, Rahmatou Sangotte, amie au dynamisme contagieux et meilleure autrice de haïkus que je connaisse, sur la terrasse bondée d’un bar fort sympathique…🍹

Merci à Marc pour cette dédicace, pour son ouverture et son abord simple et enthousiaste, ce qui est rare et précieux.

Et oui, pour répondre à ton petit mot, avec un tel prénom, c’est non seulement le monde, mais surtout la paix dans le monde que l’on veut… Et il y a du boulot !

On y travaille ? ⚒

À bientôt pour de nouvelles ondes,

Harmony

écriture, Culture, Lectures, Pour un monde meilleur, Théâtre, Vie de la Table

« La Mort et l’Écuyer du roi » de Wole Soyinka (1975)

Vous ai-je déjà parlé de cette pièce de théâtre stupéfiante, Death and the King’s Horseman de Wole Soyinka, connue en français sous le titre La Mort et l’Ecuyer du roi ?

Wole Soyinka
au sortir d’un théâtre
au Festivaletteratura
de Mantoue en 2019
(licence Creative Commons)

Quand j’ai découvert en khâgne le texte de cette pièce, grâce à notre professeure d’anglais de Fénelon, Mme Catherine Letellier, qui nourrissait un intérêt pour les littératures post-coloniales et notamment celles d’Afrique de l’Ouest (et que je salue et remercie), ce fut un choc retentissant. Soudain, j’ai cru voir se dessiner une nouvelle dimension…

Il m’a fallu aller plus loin. Quelques années après, je signais à la Sorbonne un mémoire sur huit tragédies du génie nigérian Wole Soyinka.

Cela a confirmé et approfondi ma perception première : depuis, j’ai appris à percevoir l’univers d’une nouvelle façon, plus riche et plus complexe, plus à même de recouvrir et d’expliquer les infinies imbrications et implications de la réalité.

Je ne vous résumerai pas la pièce, car je l’ai déjà fait de façon bien exhaustive et accessible à toutes et à tous : l’an dernier, j’ai créé et rédigé l’intégralité de la page Wikipédia francophone de La Mort et l’Écuyer du roi, à l’occasion de la première édition de son Mois africain.

Lisez-y le début et la mise en contexte, mais faites attention de ne pas vous gâcher les surprises : j’ai pris soin de présenter ce chef-d’œuvre en profondeur, jusque dans des détails où se logent parfois les clefs. Une fois la pièce lue, vous pourrez aussi aller plus loin en lisant ces explications informées que j’ai pu partager grâce à mes recherches.

Cette initiative a pour objectif de pousser à un déclic. Wole Soyinka a beau avoir été honoré en 1986 du prix Nobel de littérature, cette pièce époustouflante n’a à ce jour, à ma connaissance, jamais été jouée sur le sol français, malgré une édition française du texte et une première francophone au Sénégal. Elle mérite pourtant d’être lue, jouée, vue, car elle recèle une puissance transformatrice titanesque et le monde soi-disant « blanc », plus que nul autre, a besoin d’écouter ce qu’elle a à lui dire. Et je veux œuvrer à cet avènement.

Que les fractales lui soient propices,

Harmony